Première greffe d’îlots pancréatiques réalisée avec succès au CHU de Toulouse
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Cette technique offre une nouvelle alternative aux patients atteints d’un diabète de type 1 très instable, pour qui les traitements classiques ne suffisent plus.
Solution complémentaire à la greffe de pancréas entier, la greffe d’îlots pancréatiques (ou îlots de Langerhans) permet de produire de l’insuline et d’améliorer ainsi le contrôle de la glycémie. Résultat : une meilleure qualité de vie pour les patients et un espoir de réduire, voire d’éliminer, leur dépendance à l’insuline.
Aujourd’hui, la patiente se porte bien et son diabète est désormais plus stable.
Bravo à tous. Cette réussite est aussi celle d’une chaîne de solidarité, rendue possible grâce aux donneurs et à l’engagement de l’ensemble des équipes impliquées.
« L’autorisation de pratiquer les greffes d’îlots pancréatiques résulte d’un travail mené sans relâche depuis 2021. Nous sommes très fiers de pouvoir faire bénéficier nos patients atteints de diabète de type 1 de toutes les possibilités thérapeutiques, des techniques d’insulinothérapie les plus innovantes, de la transplantation de pancréas organe depuis 2007 et, désormais, jusqu’à la greffe d’ilots. Cette thérapie cellulaire est un espoir de meilleures survie et qualité de vie pour les patients atteints de diabète de type 1 très instable, même si elle reste néanmoins fortement conditionnée par la disponibilité en don d’organes.
Au CHU, cette réalisation marque l’aboutissement d’un travail de longue haleine, mené collectivement à l’échelle territoriale et nationale. Elle s’inscrit dans la continuité de l’autorisation en routine obtenue en 2021 par le groupe de travail TREPID, que je coordonne depuis 2013, en collaboration avec les équipes expertes du réseau GRAGIL.
L’organisation de la transplantation d’îlots repose sur un maillage territorial efficace, garantissant un accès équitable à la greffe pour tous les patients. Cette dynamique est renforcée par une mobilisation locale au CHU de Toulouse, essentielle à la réussite de cette activité : inscription et recrutement des patients dans la région et en Nouvelle-Aquitaine ouest (assurés par moi-même, le Pr Hélène Hanaire et les IDE de coordination, notamment Mme Gamboa ), hospitalisation et suivi post-greffe.
Ce projet repose également sur une étroite collaboration avec les centres d’isolement de Montpellier et Genève, avec lesquels nous avons établi des conventions, assurant ainsi une répartition optimale des ressources en lien avec l’Agence de la biomédecine. »Dr Laure Esposito, néphrologue à l’hôpital Rangueil

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